Il errait ainsi au gré de son immagination dans les ruelles de la capital durant des nuits entières et même aussi parfois durant les journées qui suivaient les nuits, (lorsque son désir ne s'était pas assouvi avec assez de hardiesse). Il avait aux pieds des sandales de moines (les plus solides qu'on pût trouver), il les avait acheté lors d'un voyage à Rome où lui avait été donné l'immense joie de voir le saint-père en chair et os lors du maintenant "très passé" Jubilée de l'an 2000, Je le vis d'ailleurs ce jour là tout seul avec son petit drapeau aux couleurs nationales au milieu ces nombreuses délégations venues des quatres coins du globe, ô combien importantes de par leurs nombres mais aussi ô combien importantes de par leur foie.
Au dessus de ses sandalles pendait habituellement un long impair comme il est d'usage d'en porter dans la proffession, son maigre cou qui surplombait timmidement ses maigres épaules qui elle même terminait un torse bien frêle était couvert d'un châle de soie blanc, ce qui lui prétait un petit côté artiste qui nous faisait toujours bien rire lors des réunions annuelles, et évidemment, il n'est peut'être même pas nécessaire de le préciser Jack avait, posé sur ses yeux, une paire de lunettes sombres qui laissaient à demi entrevoir son pernicieux regard.
Ses Proies qu'il guettait généralement aux sorties de quelques pakistanais peu disposés à faire crédit étaient majoritairement de type féminin, ou du moins possédait une attitude qui les laissaient être perçues de la sorte.
Jack n'était pas bien difficile en la matière, l'âge, la beauté plastique, la corpulence et autres apparats n'étaient pas prioritaires dans ses critères de sélection, non ce que Jack recherchait c'était la beauté intérieur de l'objet (voir aussi à ce propos "L'objet", track n°18 sur "l'homicide volontaire" "Assassin" 1996)
La beauté intérieur!
Celle la même que tous cherchent à faire valoir par le biais de leurs choix vestimentaires ou de leur nouvelles expressions anglophone. Jack lui savait reconnaitre la beauté intérieur, il était le meilleur pour ça, il possédait une telle sensibilité qu'aucun d'entre nous ne pouvait l'égaler dans ce domaine.
L'oeuvre de Jack est d'avoir fait ressortir ce que ni télé ni le cinéma n'étaient arrivés à faire, donner une reconnaissance à la beauté intérieur.
Et, ce fut d'ailleurs malheureusement là la cause de sa perte; un scénario trop classique, une fin trop commune,
vous connaissez la suite : un mari Jaloux, un cousin patron de restaurant, un oncle garagiste et j'en passe...
Le 9 Août Jack mourut, piègé dans un ignoble guet appens revendicatif. Au nom de quoi? Ces gens n'avaient même pas idée des conséquences qu'engendrerait leur acte, leur folie meurtière n'a d'égale que l'horreur abominative de leurs âmes hideuses, ces gens sont une perte pour l'humanité, sa joie, son amour et ce qu'elle tente de faire reconnaitre depuis la nuit des temps au prix des pires sacrifices tel que celui-ci. Cette atteinte à la liberté essentielle de l'homme ne restera pas nous l'espérons impunie.
Mais malgré la douleur qui déchire nos coeurs de chagrin nous sommes confiant, car nous savons
que le jour du jugement dernier chacun devra rendre compte de ses actes, et ce jour là nous verrons bien qui marchera
la tête haute sur les glorieux sentiers du paradis.
Jack où que tu sois sache que nous t'aimons et que tu reste dans nos coeurs à tout jamais.
signé: Charles, Marc, son of, Michel, Francis, Hide et les autres...
(My)